Syndicat des Orthoptistes Autonome SNAO Textes réglementaires et législatifs
 
 
Connexion adhérents

Mot de passe oublié ?
connection adhérents


 
 

SNAO
22 rue Richer
75009 PARIS
Tél : 01 40 22 03 04
Fax : 01 40 22 03 12 contact@orthoptiste.pro

 
 
ACCUEIL > L’exercice professionel > Textes réglementaires et législatifs > Législation de la profession : Code de La Santé Publique, Partie (...)

Législation de la profession : Code de La Santé Publique, Partie Législative

Inscriptions au Code de la Santé

Code de la Santé Publique Titre III - 1 Profession d’orthophoniste et d’orthoptiste.

Chapitre II - Profession d’orthoptiste

Art. L. 504-3. (L. N° 64-699 du 10 juill. 1964)

Est considéré comme exerçant la profession d’orthoptiste toute personne qui, non titulaire du diplôme d’État de docteur en médecine, exécute habituellement des actes de rééducation orthoptique hors la présence du médecin.

Les orthoptistes ne peuvent pratiquer leur art que sur ordonnance médicale.

Art. L. 504-4. (L. n° 64-699 du 10 juill. 1964)

Nul ne peut exercer la profession d’orthoptiste s’il n’est muni du certificat de capacité d’orthoptiste institué par le ministre de l’éducation nationale et s’il ne satisfait aux conditions fixées par décret pris sur le rapport du ministre de la santé publique et de la population.

Chapitre III - Dispositions communes aux deux professions. Art. L. 504-5. (L. n° 64-699 du 10 juill. 1964)

Les orthophonistes et les aides-orthoptistes et les élèves faisant leurs études préparatoires à l’obtention de l’un ou l’autre certificat de capacité sont tenus au secret professionnel dans les conditions et sous les réserves énoncées à l’article 378 du Code pénal.

Art. L.504-6. (L. n° 64-699 du 10 juill. 1964)

La suspension temporaire ou l’incapacité absolue de l’exercice de l’une des professions d’orthophoniste ou d’aide-orthoptiste peuvent être prononcées par les cours et tribunaux accessoirement à toute peine, soit criminelle, soit correctionnelle, à l’exception toutefois, dans ce dernier cas, des peines ne comportant qu’une amende.


Définition de l’orthoptiste selon la loi

NB : Retrouvez les liens légifrance.fr de ces textes en cliquant sur le numéro de l’article

- Article L4342-1
Modifié par Loi n°2006-1640 du 21 décembre 2006 - art. 54 JORF 22 décembre 2006

Est considéré comme exerçant la profession d’orthoptiste toute personne qui exécute habituellement des actes professionnels d’orthoptie, définis par décret en Conseil d’Etat pris après avis de l’Académie nationale de médecine. Les orthoptistes ne peuvent pratiquer leur art que sur ordonnance médicale ou, dans le cadre notamment du cabinet d’un médecin ophtalmologiste, sous la responsabilité d’un médecin.

- Article L4342-2
Modifié par Ordonnance n°2008-507 du 30 mai 2008 - art. 36

Les orthoptistes sont tenus de faire enregistrer sans frais leurs diplômes, certificats, titres ou autorisation auprès du service de l’Etat compétent ou de l’organisme désigné à cette fin. En cas de changement de situation professionnelle, ils en informent ce service ou cet organisme.
Il est établi, pour chaque département, par le service de l’Etat compétent ou l’organisme désigné à cette fin, une liste de cette profession, portée à la connaissance du public.
Un orthoptiste ne peut exercer sa profession, à l’exception de ceux qui relèvent du service de santé des armées, que si ses diplômes, certificats, titres ou autorisation ont été enregistrés conformément au premier alinéa. Les dispositions des articles L. 4311-26 et L. 4311-27 sont applicables aux orthoptistes.
L’orthoptiste lors de la délivrance de l’autorisation ministérielle d’exercice, et le prestataire de services lors de sa déclaration, doivent posséder les connaissances linguistiques nécessaires à l’exercice de la profession et celles relatives aux systèmes de poids et mesures utilisés en France.
Les modalités d’application du présent article sont fixées par décret.

- Article L4342-2-1
Modifié par Ordonnance n°2008-507 du 30 mai 2008 - art. 36

L’orthoptiste peut faire usage de son titre de formation dans la langue de l’Etat qui le lui a délivré. Il est tenu de faire figurer le lieu et l’établissement où il a été obtenu.
L’orthoptiste exerce son activité sous le titre professionnel français.

- Article L4342-3
Le certificat mentionné à l’article L. 4342-2 est le certificat de capacité d’orthoptiste institué par le ministre chargé de l’enseignement supérieur.


Exercice en France des ressortissants Etat membre de la Communauté européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen

- Article L4342-4
Modifié par LOI n°2009-179 du 17 février 2009 - art. 38

L’autorité compétente peut, après avis d’une commission composée notamment de professionnels, autoriser à exercer la profession d’orthoptiste les ressortissants d’un Etat membre de la Communauté européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen qui ont suivi avec succès un cycle d’études postsecondaires et qui, sans posséder le certificat prévu à l’article L. 4342-3, sont titulaires :

  1. D’un titre de formation délivré par l’autorité compétente d’un Etat, membre ou partie, qui réglemente l’accès à cette profession ou son exercice, et permettant d’exercer légalement ces fonctions dans cet Etat ;
  2. Ou d’un titre de formation délivré par l’autorité compétente d’un Etat, membre ou partie, qui ne réglemente pas l’accès à cette profession ou son exercice. Les intéressés fournissent un certificat de l’autorité compétente de cet Etat attestant de leur préparation à cette profession et justifient de son exercice à temps plein pendant deux ans au cours des dix dernières années dans cet Etat ou de leur exercice à temps partiel pendant une durée correspondante au cours de la même période ;
  3. Ou d’un titre de formation délivré par un Etat tiers et reconnu dans un Etat membre ou partie, autre que la France, permettant d’y exercer légalement la profession et dans lequel l’intéressé a acquis une expérience professionnelle pertinente, dont il atteste par tout moyen.

Dans ces cas, lorsque l’examen des qualifications professionnelles attestées par l’ensemble des titres de formation et de l’expérience professionnelle pertinente fait apparaître des différences substantielles au regard des qualifications requises pour l’accès et l’exercice de la profession en France, l’autorité compétente exige que l’intéressé se soumette à une mesure de compensation qui consiste, au choix du demandeur, en une épreuve d’aptitude ou en un stage d’adaptation.

La délivrance de l’autorisation d’exercice permet au bénéficiaire d’exercer la profession dans les mêmes conditions que les personnes titulaires du certificat cité à l’article L. 4342-3.

- Article L4342-5
Créé par Ordonnance n°2008-507 du 30 mai 2008 - art. 36

L’orthoptiste, ressortissant d’un Etat membre de la Communauté européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen qui est établi et exerce légalement les activités d’orthophoniste dans un Etat, membre ou partie, peut exécuter en France des actes professionnels, de manière temporaire et occasionnelle, sans avoir à procéder à l’enregistrement mentionné à l’article L. 4342-2.

Lorsque l’exercice ou la formation conduisant à la profession n’est pas réglementé dans l’Etat où il est établi, le prestataire de services doit justifier y avoir exercé pendant deux ans au moins au cours des dix années précédentes.

Le prestataire de services est soumis aux règles relatives aux conditions d’exercice de la profession, à l’usage du titre professionnel ainsi qu’aux règles professionnelles, déontologiques et disciplinaires applicables à la profession.

L’exécution de ces actes est subordonnée à une déclaration écrite préalable, établie en français, lors de la première prestation ou en cas de changement matériel dans la situation du prestataire.

Les qualifications professionnelles du prestataire sont vérifiées par l’autorité compétente après avis d’une commission composée de professionnels, avant la première prestation de services. En cas de différence substantielle entre les qualifications du prestataire et la formation exigée en France, de nature à nuire à la santé publique, l’autorité compétente demande au prestataire d’apporter la preuve qu’il a acquis les connaissances et compétences manquantes notamment au moyen de mesures de compensation.

Le prestataire de services peut faire usage de son titre de formation dans la langue de l’Etat qui le lui a délivré. Il est tenu de faire figurer le lieu et l’établissement où il l’a obtenu.

La prestation de services est réalisée sous le titre professionnel de l’Etat d’établissement rédigé dans l’une des langues officielles de cet Etat. Toutefois, dans le cas où les qualifications ont été vérifiées, la prestation de services est réalisée sous le titre professionnel français.


Dispositions communes. (orthophoniste et orthoptiste)

- Article L4343-1
Modifié par Loi n°2002-303 du 4 mars 2002 - art. 25 JORF 5 mars 2002

Les dispositions des articles L. 4113-5, L. 4113-6 et L. 4113-8 sont applicables aux professions d’orthophoniste et d’orthoptiste.
Toutefois, pour l’application de l’article L. 4113-6, les conventions passées entre les professionnels et les entreprises sont soumises pour avis au collège professionnel régional du conseil mentionné à l’article L. 4391-1.

- Article L4343-2
Créé par Loi n°2007-127 du 30 janvier 2007 - art. 13 JORF 1er février 2007

Les orthophonistes et les orthoptistes inscrits sur les listes départementales ou exécutant en France un acte professionnel, tel que prévu respectivement aux articles L. 4341-1 et L. 4342-1, sont tenus de respecter les règles professionnelles fixées par décret en Conseil d’Etat.

- Article L4343-3
Créé par LOI n°2009-879 du 21 juillet 2009 - art. 68

Le directeur général de l’agence régionale de santé refuse l’inscription si le demandeur ne remplit pas les conditions légales exigées pour l’exercice des professions d’orthophoniste, ou d’orthoptiste ou s’il est frappé soit d’une interdiction temporaire ou définitive d’exercer la profession en France ou à l’étranger, soit d’une suspension prononcée dans les conditions prévues à l’article L. 4311-26.

Toutefois, lorsque le demandeur est frappé d’une interdiction d’exercer la profession dans un autre pays qu’un Etat membre de la Communauté européenne ou autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen, il peut être autorisé à exercer cette profession en France par décision du directeur général de l’agence régionale de santé.

- Article L4343-4
Créé par LOI n°2009-879 du 21 juillet 2009 - art. 68

S’il apparaît que le demandeur est atteint d’une infirmité ou se trouve dans un état pathologique qui rend dangereux l’exercice de sa profession, le directeur général de l’agence régionale de santé refuse l’inscription sur la liste.


Dispositions pénales

- Article L4344-1

Les médecins et les pharmaciens inspecteurs de santé publique, les inspecteurs de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, ainsi que toutes les personnes habilitées à constater les infractions à la législation sur la répression des fraudes sont habilités à procéder à la recherche et à la constatation des infractions mentionnées à l’article L. 4344-3.

- Article L4344-2 Les orthophonistes, les orthoptistes et les élèves faisant leurs études préparatoires à l’obtention de l’un ou l’autre certificat de capacité sont tenus au secret professionnel dans les conditions et sous les réserves énoncées aux articles 226-13 et 226-14 du code pénal.

- Article L4344-3
Modifié par Ordonnance n°2000-916 du 19 septembre 2000 - art. 3 (V) JORF 22 septembre 2000 en vigueur le 1er janvier 2002

Les infractions mentionnées aux articles L. 4163-2, L. 4163-3 et L. 4163-4 sont applicables aux orthophonistes et orthoptistes et sont punies de deux ans d’emprisonnement et de 75000 euros d’amende. En cas de condamnation, l’interdiction temporaire d’exercer la profession pendant une période de dix ans au plus peut être prononcée, à titre de peine complémentaire, par les cours ou tribunaux.

- Article L4344-4
Modifié par LOI n°2009-526 du 12 mai 2009 - art. 125

L’exercice illégal de la profession d’orthophoniste ou d’orthoptiste est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. Les personnes physiques encourent également les peines complémentaires suivantes :
a) L’affichage ou la diffusion de la décision prononcée, dans les conditions prévues par l’article 131-35 du code pénal ;
b) La confiscation de la chose qui a servi ou était destinée à commettre l’infraction ou de la chose qui en est le produit, conformément à l’article 131-21 du code pénal ;
c) L’interdiction définitive ou pour une durée de cinq ans au plus d’exercer une ou plusieurs professions régies par le présent code ou toute autre activité professionnelle ou sociale à l’occasion de l’exercice de laquelle l’infraction a été commise, suivant les modalités prévues par l’article 131-27 du code pénal.
Le fait d’exercer l’une de ces activités malgré une décision judiciaire d’interdiction définitive ou temporaire est puni des mêmes peines.
Les personnes morales déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues par l’article 121-2 du code pénal, de l’infraction définie au présent article encourent, outre l’amende suivant les modalités prévues par l’article 131-38 du code pénal, les peines prévues par les 2° à 9° de l’article 131-39 du même code.L’interdiction mentionnée au 2° de l’article 131-39 du même code porte sur une ou plusieurs professions régies par le présent code ou toute autre activité professionnelle ou sociale à l’occasion de l’exercice de laquelle l’infraction a été commise.

- Article L4344-5
Modifié par LOI n°2009-526 du 12 mai 2009 - art. 125

L’usage sans droit de la qualité d’orthophoniste ou d’orthoptiste ou d’un diplôme, certificat ou autre titre légalement requis pour l’exercice de ces professions est puni comme le délit d’usurpation de titre prévu à l’article 433-17 du code pénal.
Les personnes morales déclarées responsables pénalement, dans les conditions prévues par l’article 121-2 du code pénal, de l’infraction définie au présent article encourent l’amende prévue à l’article 433-17 du code pénal suivant les modalités prévues par l’article 131-38 du même code, ainsi que les peines prévues aux 2° à 4° de l’article 433-25 du même code.



Dans la même rubrique
Législation de la profession : Code de La Santé Publique, Partie Législative | Le décrets et arrêtés en vigueur | Nomenclature des actes orthoptiques | Décret de compétence relatif aux actes professionnels des orthoptistes | Téléchargement de la convention nationale, avenants ...
SPIP Plan du site Création site internet : Anthemis